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Mon approche du recrutement : quand la rigueur française rencontre la chaleur québécoise

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Je me suis souvent posé la question : qu’apporte réellement ma culture nord-américaine à mon offre professionnelle ?
Après réflexion, une réponse s’est imposée à moi : le lien humain, celui qui se tisse grâce à la qualité de la communication.

Le lien avant tout : une question d’attitude

Les Nord-Américains, plus spécifiquement les Québécois, n’hésitent pas à exprimer leur enthousiasme, à tendre la main sincèrement. Cette authenticité fait partie intégrante de ma façon de travailler.
Dans le cadre du recrutement, je ne me contente pas d’évaluer un profil : je crée un espace d’échange, un moment privilégié où le candidat peut se raconter, partager ses réussites comme ses épreuves. Plutôt que de « tester », je cherche à comprendre la personne derrière le CV.

Cette transparence, parfois déroutante, est pour moi essentielle. Elle permet de dépasser les rubriques et de découvrir l’essence de la personnalité du candidat.

Une approche centrée sur l’humain, pas seulement sur les compétences

Bien sûr, j’évalue les compétences techniques, je pose des questions ciblées, je demande parfois une auto-évaluation. Néanmoins, au-delà de cela, j’essaie surtout de détecter la curiosité, la soif d’apprendre et les valeurs qui animent le candidat.

Pour moi, les candidats sont aussi importants que les clients. Je les encourage avant leurs entretiens, je les félicite pour leurs réussites, je m’assure de leur bonne intégration au sein de l’entreprise.
Je prends le temps de rester en contact, d’échanger, de m’assurer que tout va bien. C’est cela, le lien.

“I give a shit” : une philosophie tournée vers l’autre

Il y a plusieurs années, un de mes gestionnaires avait une expression marquante :

“I give a shit.”
Autrement dit : je m’en soucie, vraiment.

Dans un langage plus élégant, je dirais simplement : « I care » ( je m’intéresse). C’est sans doute le cœur de ma démarche : je m’intéresse profondément aux gens avec qui je travaille.

Un détail peut sembler anodin, mais il ne l’est pas : j’enregistre systématiquement le numéro de chaque collaborateur que je place. Pourquoi ?
Parce que je veux qu’ils sachent que je reste disponible, même après la signature du contrat. Le lien ne s’arrête pas à la transaction.

Le lien, une compétence qui ne s’enseigne pas

Les techniques de recrutement s’apprennent, les outils évoluent, les tendances changent. Cependant, l’envie sincère de comprendre l’autre, d’écouter activement, de féliciter, de motiver, d’encourager… ça, personne ne peut vraiment l’enseigner.
C’est une question de valeurs et de culture personnelle.

Quand la culture française rencontre l’approche nord-américaine

En France, la construction du lien professionnel est souvent plus frileuse.
La relation met du temps à se bâtir, mais elle se révèle ensuite solide et authentique.
Au contraire, l’approche nord-américaine valorise davantage l’immédiateté du contact, la chaleur du premier échange.

Dans le monde du recrutement, où tout va vite, cette capacité à créer du lien rapidement est un atout majeur. C’est ce qui rend mon approche unique : une alliance entre rigueur française et spontanéité québécoise.

✨ En conclusion : tendre la main, toujours

Finalement, ma culture nord-américaine m’a appris une chose simple : oser aller vers l’autre. Dans chaque échange, chaque entretien, chaque placement, je cherche à créer ce lien humain sincère, celui qui transforme une rencontre professionnelle en véritable collaboration.

Parce qu’au fond, le recrutement n’est pas qu’une question de compétences, c’est avant tout une histoire de cœur et de connexion.

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